Interview de Youssef Chahed: La justice avant tout

  Huffpostmaghreb  Actualité    14 Ajouté le: 12/10/17

  L'essentiel de l'interview de Youssef Chahed avec Myriam Belkadhi (qui a bien conduit son interview. Elle a tellement bien conduit l'interview qu'elle a décrispé Chahed au fur et à mesure de l'entretien): - Nous avons donné des instructions claires afin de déterminer les responsabilités dans l'accident de l'embarcation qui s'est faite heurté par le bateau militaire. - Le gouvernement d'union nationale est le fruit d'une réflexion qui a constaté notre réussite dans le processus démocratique mais l'échec du processus social et économique. - Notre programme à un double objectif. Pousser la croissance et entamer les réformes avec un nouveau modèle de développement. La politique c'est une vision, des chiffres, des objectifs et des résultats. - Pour atteindre les objectifs que nous avons présenté nous avons besoin d'une triple stabilité: sécuritaire, sociale et politique. - Nous avons établi un programme qui nous permet de nous dégager du FMI à l'horizon 2020. Si nous réussissons notre programme nous emprunterons moins et réduirons les déficits. - Je suis étonné du comportement des présidents de partis qui parlent d'une loi des finances qu'ils n'ont pas vu. - Il n'y aura pas de pression fiscale supplémentaire mais une orientation différente de la fiscalité dans un objectif d'une meilleure équité. - L'économie de rente doit contribuer davantage dans l'économie. Nous avons des entreprises qui ne payent que 70 DT d'impôts par an. Nous allons limiter la taxation forfaire. - Nous devons rétablir la justice sociale. Que chacun ait les mêmes chances d'accès à la santé, le logement ... - Nous allons réduire les autorisations pour que les gens travaillent et investissent, pousser davantage les Partenariats Public-Privé (PPP) avec une sorte de titre III de l'ordre de 5.2 milliards de dinars. - Nous allons limiter les subventions. Le sucre par exemple, le carburant pour les yachts. Nous devons orienter la compensation vers ceux qui en ont besoin. - Les déficits des caisses sociales sont importantes et nous nous attelons à les réduire par des mesures concrètes. - Nous allons établir la carte de la pauvreté afin de mieux orienter les subventions. - Nous allons nous désengager de certaines entreprises publiques. - Les moteurs de la croissance sont l'investissement et l'export. Tout tunisien qui crée des entreprises et crée de l'emploi n'importe où dans le pays, sera exonéré d'impôts pendant 3 ans. - Toute entreprise qui emploiera des jeunes dans les régions défavorisées sera exonéré des cotisations sociales. - Nous allons accompagner les entreprises qui ont besoin de se restructurer afin qu'elles ne ferment pas. - Nous ne pouvons arrêter l'importation, nous entreprenons des mesures pour la limiter, ce dont on a besoin c'est l'exportation. - Nous allons mettre l'entreprise exportatrice au cœur de notre projet économique - Nous sommes le seul gouvernement qui est en train de combattre la corruption. Nous n'arrêtons pas cette guerre. Pas plus tard qu'hier nous avons arrêté 14 hauts cadres. Nous ne reculerons pas dans notre guerre contre la corruption. Nous avons mis les moyens pour cela et pour les juges et par des lois et par une plus grande proximité de la justice pour le citoyen. Nous allons procéder à la digitalisation de l'économie. - Nous allons poursuivre la mafia. Nous avons arrêté les caïds mais les autres vont suivre. Nous irons les chercher. - Nous ne ferons pas marche arrière. C'est soit l'État soit la corruption. Nous avons fait notre choix. - Nous devons composer avec le système politique que nous avons. - Les partis politiques se doivent d'être plus proches du citoyen partout dans le pays. Je rencontre assez souvent les partis politiques afin qu'ils soient informés et soient des relais dans les régions. - J'ai d'excellentes relations avec le président de la République. Je le consulte assez souvent vu son expérience politique. Je suis un chef du gouvernement qui exerce ses prérogatives dans le cadre dans la constitution. - Mehdi Jomaa n'a laissé aucun programme sans quoi on ne serait pas aujourd'hui dans les bras du FMI. - À ce jour la classe politique et en particulier l'opposition, n'a rien proposé de constructif . Nous voulons une classe politique différente et un discours différent. - Je voulais que les municipale se déroulent en 2017. J'ai mis tous les moyens pour ce faire. - Le congrès de Nidaa Tounes est une bonne chose. J'espère qu'il sera bien organisé. Je ne pense pas être candidat. Je suis pris par mon travail. - Concernant l'affaire du "bisou" je ne veux commenter une décision de justice. Par contre il y a des lois relatives aux libertés individuelles que nous devons revoir. - Aux membres de mon gouvernement je dis que nous n'avons pas le droit de reculer. Je le leur ai dit. Ils doivent prendre des décisions et aller sur le terrain. - À l'opposition et la classe politique en général je dis, soyez davantage responsables. - Au peuple tunisien je dirai que la situation est certes difficile mais nous devons rétablir la culture du travail. Le pays possède ce qu'il faut pour se redresser, la femme, les cerveaux .... l'avenir ne pourra qu'être pour nous.Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook. Lire la suite »

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